2019-01-31 19:57

500 fois non à la suspension des Vevey Libre

Vevey

Le citoyen à l’origine de la pétition a écrit à Béatrice Métraux pour l’interroger sur le bien-fondé de la mise à pied de Jérôme Christen et Michel Agnant.

A la suite des 500 signatures récoltées par sa pétition, un citoyen de Vevey a écrit à Béatrice Métraux pour demander des justifications à la suspension de Michel Agnant (à dr.) et Jérôme Christen (au milieu) en décembre.

A la suite des 500 signatures récoltées par sa pétition, un citoyen de Vevey a écrit à Béatrice Métraux pour demander des justifications à la suspension de Michel Agnant (à dr.) et Jérôme Christen (au milieu) en décembre.

(Photo: CHANTAL DERVEY)

  • Karim Di Matteo

Le 19 décembre, le Conseil d’État suspend Michel Agnant et Jérôme Christen, les municipaux Vevey Libre sous le coup d’une enquête pour violation de secret de fonction. Le jour même, un citoyen veveysan lance une pétition en ligne pour marquer son indignation. En substance: les deux élus ne peuvent être sanctionnés pour avoir rendu publics des éléments à charge contre leur collègue Lionel Girardin, lui aussi suspendu et sous enquête pour gestion déloyale de biens publics.

Membre cotisant du PLR Vevey, l’auteur de la pétition, qui tient à son anonymat bien qu’il fasse état de sa démarche en toute transparence sur Facebook, a atteint son objectif: 500 signatures. «En très grande majorité des habitants de la région, entre Lausanne et Montreux», précise-t-il.

«Je trouve malsain qu’une alliance de quelques partis ait favorisé ces suspensions»

Ni une ni deux, un courrier est parti mardi au nom des signataires à l’adresse de la conseillère d’État Béatrice Métraux, en charge des Institutions. «Ne considérez-vous pas, y lit-on, que l’article 139b de la loi sur les communes a été détourné pour écarter des élus communaux considérés comme gênants? Votre décision du 19 décembre 2019 ne risque-t-elle pas de créer un précédent inquiétant?» Dans l’attente d’une réponse, le pétitionnaire juge que le problème de base «vient de la commune». «Je trouve malsain qu’une alliance de quelques partis ait favorisé ces suspensions», considère-t-il.

En effet, le Conseil d’État a formellement sanctionné les deux Vevey Libre à la suite d’un vote du Conseil communal le 11 octobre en faveur d’une mise à pied. Vote au cours duquel le PLR avait massivement voté oui. La section veveysanne s’était du reste désolidarisée de son membre par voie de communiqué, en appelant à ne pas signer la pétition.

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