2016-06-13 15:19

Une réserve forestière de 300 hectares au bord de l’Orbe

Ecologie

La dernière réserve créée dans le canton de Vaud a été présentée ce matin. 3% des forêts vaudoises sont protégées.

La zone protégée se trouve tout autour de l'Orbe, sur huit communes situées entre Vallorbe et Orbe. Jacqueline de Quattro était sur place ce matin pour la présenter aux médias.

La zone protégée se trouve tout autour de l'Orbe, sur huit communes situées entre Vallorbe et Orbe. Jacqueline de Quattro était sur place ce matin pour la présenter aux médias.

(Photo: Mathieu Signorell)

  • Mathieu Signorell

C’est au bord d’un précipice d’une quinzaine de mètres et dans une zone où sévit l’encéphalite à tique que la conseillère d’Etat Jacqueline de Quattro a présenté ce lundi matin la nouvelle réserve forestière des Gorges de l’Orbe. Cette zone de 294 hectares protégés se trouve sur huit communes différentes, toutes situées sur le cours de la rivière entre Vallorbe et Orbe.

Désormais, environ 3% des forêts vaudoises sont sous protection. Le chiffre devrait atteindre 10% en 2025. Mais pourquoi faut-il protéger la forêt? Pour sa «multifonctionnalité», selon les mots de Jacqueline de Quattro. Car la forêt permet la production de bois, protège les eaux, accueille une flore et une faune importante. «Elle permet aussi le délassement et produit de l’oxygène», ajoute la ministre libérale-radicale.

Une partie de cette zone (129 hectares) devient «réserve naturelle», c’est-à-dire qu’aucune activité humaine n’y est prévue, même si les promeneurs y ont encore accès. Le reste (165 hectares) devient «réserve forestière particulière». Cela signifie que seules des interventions ponctuelles pourront avoir lieu. Elles devront permettre à la faune protégée de reprendre de la vigueur.

460'000 francs de dédommagement

«Il existe un papillon, la bacchante, qui vit dans les strates herbacées sur le sol des forêts. Mais pour que cette strate herbacée soit optimale, il faut suffisamment de lumière dans la forêt. Pour cela, nous devons donc prélever parfois quelques arbres dans la réserve dite particulière», explique Pascal Croisier, l’un des inspecteurs forestiers du canton.

Ce projet de réserve naturelle a coûté 70'000 francs en frais d’études. Le Canton dédommagera à hauteur de 460'000 francs les propriétaires des 129 hectares en zone «réserve naturelle». Cela doit compenser les pertes économiques pour les 50 prochaines années.

Cette présentation de Jacqueline de Quattro était la dernière d’un cycle de plusieurs conférences en pleine nature. Depuis début mai, elle a présenté les nouvelles cartes de dangers naturels au bas des falaises de Chardonne, la renaturation des marais à la Vallée de Joux et celle des rivières à Moiry.

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