
La Grève du Climat bascule dans la désobéissance civile
Déçu par le politique, le mouvement hausse le ton et annonce un changement de cap. Il suit la voie d'Extinction Rebellion.
Le serment par lequel les politiciens s’engagent à contribuer au maintien de l’ordre public n’empêche pas certains de défier la police pour cause d’«urgence écologique».

Lors du blocage du pont Bessières, le 21 septembre dernier, une vingtaine de militants d’Extinction Rebellion ont été emmenés au poste. Parmi lesquels une conseillère communale lausannoise Verte. (Image d'illustration)
(Photo: Keystone)
De tout temps, par conviction, des élus ont décidé d’aller contre la loi. En 2016, c’est la cause des requérants qui poussaient des politiciens lausannois, la Verte Léonore Porchet et le popiste David Payot en l’occurrence, à appeler à l’hébergement illégal de migrants, pour ne citer qu’un des cas les plus récents. Depuis quelques mois, c’est au nom de l’urgence climatique que plusieurs élus et candidats aux prochaines élections fédérales manifestent, certains n’hésitant pas à participer à des actions de désobéissance civile telles que des blocages de ponts ou de rues. Et donc à basculer dans l’illégalité.
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