2020-03-16 11:27

Les garderies s'adaptent dans l'arc lémanique

Coronavirus

Les autorités vaudoises ont laissé les crèches et garderies ouvertes, mais des communes ou des réseaux appliquent des règles spécifiques. À Genève, on recense les demandes de garde

  • loading indicator

Un certain flou règne dans le canton de Vaud au sujet des garderies. Le Conseil d'État a annoncé vendredi que les crèches restaient ouvertes, mais des communes et des réseaux ont préféré les fermer en raison du coronavirus.

C'est le cas notamment à Yverdon, où les cinq garderies de la ville ne sont ouvertes que pour les enfants dont les parents sont réquisitionnés au travail, notamment dans le domaine de la santé.

Plusieurs réseaux de crèches du canton ont aussi décidé de garder uniquement les enfants prioritaires. Pour les autres, les parents sont priés de trouver des solutions alternatives, tout en renonçant à confier leurs bambins aux grands-parents.

D'autres crèches et réseaux s'en tiennent à la décision du Conseil d'État et gardent leurs portes ouvertes à tous les enfants. Ceux-ci sont pris en charge «selon leurs horaires usuels et leurs contrats respectifs», explique par exemple le réseau AJOVAL de la région d'Orbe.

Pétition

À l'instar du canton de Berne, Vaud a annoncé vendredi maintenir les crèches ouvertes pour éviter que la garde n'incombe aux grands-parents. Cette option, qui va à l'encontre des décisions prises dans tous les autres cantons romands, a suscité des critiques en terre vaudoise.

Une pétition en ligne a par exemple été lancée pour demander aux autorités vaudoises de fermer toutes les crèches, comme c'est le cas avec les écoles. Près de 5000 personnes l'avaient signée lundi vers 11 h.

À Genève, on recense

Dans le canton de Genève, les établissements scolaires du primaire et les crèches sont en train de recenser les demandes pour la garde des enfants. Un accueil minimum va être mis en place pour les enfants dont les parents travaillent dans des professions prioritaires.

Comme l'a annoncé vendredi le Conseil d'État, la priorité est donnée aux enfants dont les parents travaillent dans la santé, la sécurité, la justice, au Départ de l'instruction publique (DIP) s'ils s'occupent du service minimum et à ceux qui n'ont trouvé aucune autre solution de garde. L'heure est au recensement des besoins, a indiqué lundi le porte-parole du DIP.

À partir du niveau du cycle d'orientation, les élèves sont à la maison et devront suivre l'école en ligne. Là aussi, le système doit se mettre en place.

ats