2017-12-08 20:51

«Le Bon Samaritain est notre référence et notre héritage»

Caritas

L’association d’entraide célèbre ses 75 ans par une messe ce samedi. Une façon de rappeler l’ADN catholique du mouvement.

Caritas fête ses 75 ans.

Caritas fête ses 75 ans.

(Photo: VANESSA CARDOSO - A)

  • Patrick Chuard

Caritas Vaud célébrera ses trois quarts de siècle dans les fumées d’encens lors d’une cérémonie catholique menée par l’évêque de Sion, Jean-Marie Lovey. Le président de l’association, Mikael Karlström, membre de la direction d’une entreprise industrielle vaudoise, explique cette proximité avec l’institution religieuse.

Pourquoi clôturer l’année des septante-cinq ans de Caritas Vaud par une messe?

Pour rappeler nos liens forts avec l’Église catholique. Le mouvement a été fondé en 1942 par un prêtre, Jean Ramuz, curé de la paroisse du Sacré-Cœur, qui était très touché par le sort des réfugiés pendant la Seconde Guerre mondiale. Et Caritas, association mondialement reconnue, a été fondée par l’Église catholique. Nous sommes un peu le bras social de l’Église dans le canton de Vaud. Elle participe à hauteur d’environ 5% à notre budget annuel de 15 millions de francs. Il y a aussi des activités communes. Nous avons par exemple créé ensemble des permanences d’accueil dans le canton où n’importe quelle personne en détresse peut se rendre. Elles sont souvent ouvertes dans des locaux appartenant à l’Église, et les permanences permettent d’avoir au choix un accompagnement social assuré par Caritas ou un accompagnement spirituel assuré par l’Église.

Cet ancrage religieux a-t-il une influence sur vos activités?

Oui et non. Oui, car notre ADN, notre charte, qui fait référence au bon Samaritain, et nos valeurs actuelles trouvent leur ancrage dans le catholicisme et influencent notre manière de faire. Non, car nous n’avons pas du tout pour vocation d’évangéliser et aucun de nos 100 collaborateurs ou 500 bénévoles n’est engagé sur ce critère. Les bénéficiaires de Caritas reçoivent de l’aide quelle que soit leur religion.

Quels sont les défis qui vous attendent pour les prochains vingt-cinq ans?

De façon générale, le canton de Vaud est prospère et les conditions de vie de la population s’améliorent… sauf pour les 10% les plus pauvres. La part des personnes démunies s’agrandit. C’est un vrai défi d’aider cette population et il va être compliqué par le fait que les pouvoirs publics ont tendance à «serrer la vis» en ce moment, pour des questions financières mais aussi politiques.


Messe pour les 75 ans de Caritas, samedi 9 décembre, à 18 h, basilique Notre-Dame du Valentin à Lausanne

24 heures