2018-11-27 10:17

Isabelle Moret appelle à «davantage de candidatures féminines»

Politique

La libérale-radicale vaudoise a été élue mardi à la vice-présidence du Conseil national. Elle le présidera en 2020

La libérale-radicale Isabelle Moret

La libérale-radicale Isabelle Moret

(Photo: Chantal Dervey)

  • Mathieu Signorell

Beaucoup disaient que 2020 serait l’année des Vaudoises au parlement fédéral, avec la libérale-radicale Isabelle Moret en présidente du Conseil national et la socialiste Géraldine Savary en présidente du Conseil des États. Alors que Géraldine Savary a annoncé son départ de la scène nationale après les élections fédérales de l’année prochaine, Isabelle Moret, elle, a fait lundi un pas supplémentaire vers le perchoir de la Chambre basse du parlement.

Elle a en effet été élue vice-présidente du Conseil national, par 162 voix, sur 180 bulletins valables. L’avocate de Yens en parle comme d’un «grand honneur». Seule femme romande parmi les élus du Parti libéral-radical, elle souligne la symbolique de son élection: «Susciter des vocations, encourager les femmes à être candidates, montrer le chemin en particulier aux plus jeunes et rappeler qu’il y a toujours trop peu de femmes élues: 30% au Conseil national et seulement 15% au Conseil des États.»

«En particulier dans les partis de droite»

Ella ajoute: «À l’aube de cette année électorale, je souhaite lancer un appel à plus de candidatures féminines, en particulier dans les partis de droite et du centre. L’égalité est un thème qui doit être porté par toutes et tous.»

Candidate malheureuse au Conseil fédéral l’an dernier face à son collègue de parti Ignazio Cassis, Isabelle Moret a été élue au Conseil national en 2006. Électoralement, elle est une des locomotives du PLR vaudois. Ainsi, aux élections fédérales de 2015, elle avait fini en première place de tous les candidats vaudois, avec 65 351 voix. En 2011, elle avait fini en 5e position, mais malgré tout en première place des candidats libéraux-radicaux.

Hans Stöckli remplace Géraldine Savary

Quant à Géraldine Savary, elle a renoncé également à la vice-présidence du Conseil des États. Elle y sera remplacée par le socialiste bernois Hans Stöckli, ancien maire de Bienne, élu au Conseil des États en 2011.

Isabelle Moret dit «regretter» le départ de Géraldine Savary, qu’elle «apprécie». «Avec Simonetta Sommaruga qui devrait être présidente de la Confédération la même année, nous aurions été trois femmes aux plus hauts postes de notre pays, ajoute-t-elle. Cela aurait été un signal encore plus fort pour les femmes en politique, en particulier pour inciter les plus jeunes à s’engager!»

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