2018-06-03 21:22

Les Combiers ont fêté les musiques vaudoises tout le week-end

Fanfare

La vallée de Joux a accueilli la 28e Fête cantonale des musiques vaudoises.

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  • Talissa Rodriguez

Une année seulement. C’est le temps qu’il a fallu aux trois ensembles musicaux de la vallée de Joux, l’Union instrumentale du Brassus, la Jurassienne du Sentier et l’Écho des Forêts du Pont, pour concrétiser une idée un peu folle. Organiser, le week-end des 2 et 3 juin, la 28e Fête cantonale des musiques vaudoises – qui a traditionnellement lieu tous les cinq ans – en même temps qu’un grand spectacle musical. «Dracula, buveur de sons», mis en scène par Gérard Demierre, a été présenté jeudi et vendredi dernier dans la patinoire du Centre sportif du Sentier, transformée pour l’occasion. Trois autres représentations sont prévues jeudi, vendredi et samedi prochains à 20h, et peut-être une supplémentaire le samedi à 15h. La décision doit être prise aujourd’hui, mais l’objectif de départ d’accueillir 3000 spectateurs est d’ores et déjà atteint, compte tenu des réservations.

Ce défi logistique énorme a mobilisé 130 bénévoles, plus de 2000 musiciens et 25 jurés professionnels. «L’idée de départ était de monter un spectacle, mais les deux projets se sont tout de suite liés. Les trois sociétés de musique locales ont dû unir leurs forces vu la taille de l’événement. Et, comme on avait déjà collaboré pour le spectacle «Chronophage et la vallée du Temps» en 2014 , on a décidé de relever ce nouveau défi», explique Lyliam Occhipinti, présidente du comité d’organisation.

La Fête cantonale permet aux 99 ensembles membres de la Société cantonale des musiques vaudoises (SCMV) de se mesurer, en présentant un morceau imposé et un morceau au choix. Cette année, 49 sociétés étaient inscrites, dont trois provenant des cantons de Lucerne, de Fribourg et du Jura, qui étaient évaluées mais ne concouraient pas. Les sociétés de musique figurant au palmarès pouvaient concourir dans le groupe harmonie, brass band ou fanfare, et étaient évaluées dans quatre catégories. Les tambours étaient classés dans trois types de formation: groupe 1, groupe 2 et batterie anglaise.

En plus de la compétition dans les salles, dont l’entrée était libre, les ensembles pouvaient participer au concours de marche, jugé à part. Rien que le samedi, 18 cliques de tambours et 30 sociétés ont défilé toutes les cinq minutes sur la distance réglementaire de 300 mètres.

Simple et convivial

Mais, au-delà de la compétition, c’est surtout sous le signe de la bonne humeur que la manifestation s’est déroulée. «Nous voulions que l’événement soit simple et convivial. C’était ça ou rien! Ça devait rester familial, malgré le stress du concours», s’exclame Lyliam Occhipinti.

Au travers de leur engagement pour faire vivre cette fête hors norme, les Combiers ont témoigné de leur passion pour la musique, qu’ils conçoivent également comme un vecteur de lien. Entre les cultures, les différents milieux et les générations. À l’image de la famille de Johan Meylan, 10 ans, le benjamin des musiciens. Ce jeune percussionniste joue des cymbales dans «Dracula, buveur de sons», tandis que ses grands-parents maternels y sont trompettiste et choriste. Quant à son grand-père paternel, Michel Meylan, porte-drapeau de l’Instrum du Brassus depuis 1998, il est devenu ce dimanche le banneret cantonal.

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