2019-08-09 14:15

«Pour le climat, on doit maintenir la pression»

Lausanne

Le sommet Smile For Future s'est achevé vendredi matin avec une déclaration commune des 450 jeunes participants. Des grèves sont annoncées en septembre dans plusieurs pays.

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  • Chloé Banerjee-Din

Une semaine de débats et de discussions. Près de 450 jeunes venus de 37 pays. Le sommet Smile For Future s'est achevé vendredi matin sur le campus de l'Université de Lausanne tandis que les participants se préparaient à manifester, dès 15h, dans les rues de la capitale vaudoise.

Face aux journalistes en conférence de presse, Finley Pringle, un jeune Irlandais de 11 ans a été appelé pour livrer les conclusions de l'événement. «L'effondrement de notre société et de nos écosystèmes pointent à l'horizon et l'heure tourne», a-t-il notamment affirmé, en lisant la «Déclaration de Lausanne sur le climat». Ce document de trois paragraphes rassemble les constats qui ont fait consensus parmi les participants au sommet, ainsi que leur déclaration d'intention: «Ensemble, nous rendrons le monde meilleur. Pour nous, et pour les générations à venir.» A cela s'ajoutent trois demandes aux pouvoirs politiques: assurer la justice climatique, maintenir la hausse des températures en dessous de 1,5 degré et écouter la communauté scientifique.

«Ce n'est pas banal de mettre 450 personnes d'accord à 100% sur quelque chose»

Prêts à partir pour le défilé, les jeunes activistes se montraient globalement satisfaits de la conclusion du rassemblement. «Ce n'est pas banal de mettre 450 personnes d'accord à 100% sur quelque chose», estime Matthias, 17 ans, venu de France. Nombre de participants semblaient toutefois surtout marqués par l'ampleur de ce premier sommet des grévistes pour le climat. «Le fait qu'autant de gens soient rassemblés m'a motivée à continuer à me battre», explique Julia, 21 ans, qui a fait le déplacement d'Autriche.

Tous promettent de participer au vaste mouvement de grève des jeunes annoncé entre le 20 et le 27 septembre dans plusieurs pays. C'est le cas de Nisha, jeune Allemande de 19 ans: «Les groupes de chaque pays seront libres de décider des actions qu'ils entreprendront. Tout n'est pas encore décidé, mais nous sommes en train de travailler en prévision de cette mobilisation.» En Suisse, un appel à la grève est lancé pour le vendredi 27 septembre et un grand rassemblement est prévu pour le 28 septembre à Berne. «C'est difficile pour les jeunes de savoir quoi faire concrètement. C'est entre les mains des politiciens, lance Livio, jeune Suisse de 20 ans. Mais pour le climat, on doit maintenir la pression.»

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