2015-08-04 18:33

Délicate rénovation de la ferme du Bois de Chênes

Genolier

Mille précautions sont prévues dans le projet de transformer une bâtisse située au cœur de la réserve naturelle de la commune de Genolier.

La ferme du Bois de Chêne sera rénovée

La ferme du Bois de Chêne sera rénovée

(Photo: VANESSA CARDOSO)

  • Yves Merz

Sans ouvertement faire allusion aux campagnes de dénigrement du projet sur Facebook, Georges Richard, président de la Fondation du Bois de Chênes et municipal à Genolier, est certain qu’il y aura des oppositions à l’enquête ouverte jusqu’au 3 septembre. Pourtant, le dossier donne toutes les réponses aux préoccupations de ceux qui craignent «qu’on transforme ce paradis en quelque chose entre le Signal-de-Bougy, le Ballenberg et le Musée de Prangins».

«Il est faux d’affirmer qu’il y aura plus de circulation automobile sur le site, assure Georges Richard. La ferme rénovée comprendra deux places de parc, une pour l’intendant qui logera sur place, et une pour le garde-faune qui viendra travailler. Les scientifiques et les visiteurs devront se parquer sur les parkings extérieurs à la zone protégée.»

Construit par le seigneur de Genolier au XVIIe siècle, le bâtiment est classé (note 2) au patrimoine des monuments historiques. Racheté par la commune en 1919, il a servi de ferme, puis d’habitation complètement dénuée de confort. Ce corps de bâtiment est considéré comme la pièce maîtresse du projet de préservation du Bois de Chênes.

Mais la fondation ne veut ni en faire une maison de la nature ni un centre d’accueil public qui implique des aménagements non compatibles avec la tranquillité du site. «La ferme restera une maison d’habitation avec un appartement au premier étage pour l’intendant, précise Georges Richard. Il est important d’avoir une présence sur place.»

Plusieurs espaces seront rénovés pour accueillir des groupes avec un but didactique: un verger et un potager avec des anciennes variétés, une étable, un clapier à lapins, un poulailler, une salle multimédia, et un fournil au-dessus duquel seront aménagées deux chambres. Ces visites seront ciblées et occasionnelles.

Toute la restauration respectera la substance historique du bâtiment d’origine et du site. «Et, bien sûr, on doit être irréprochable au niveau des impacts sur l’environnement», ajoute le président. La fondation doit encore chercher des fonds pour financer ces rénovations évaluées à 5 millions. Travaux espérés en été 2016.

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