ABO+2019-04-10 06:54

Trois petites Suissesses dans l’enfer d’un camp syrien

Août 2016, une Genevoise quitte la Suisse pour rejoindre Daech. Aujourd’hui, elle est coincée avec ses trois filles dans un camp insalubre où s’entassent 73 000 personnes, dont 90% sont des femmes et des enfants. Comment en est-elle arrivée là? Et que fait la Suisse pour les fillettes?

Malika*, 13 ans, à g. sur la chaise roulante, et Kamar*, 7 ans, ont quitté Genève en 2016, enlevées par leur mère, Sahila F.* (à dr.). Dans les bras de cette dernière, leur petite sœur née en Syrie. La photo est un assemblage tiré d’une vidéo circulant sur Facebook où l’on voit les quatre Suissesses le 30 ou le 31 janvier, quelques heures après qu’elles ont fui Baghouz.

Malika*, 13 ans, à g. sur la chaise roulante, et Kamar*, 7 ans, ont quitté Genève en 2016, enlevées par leur mère, Sahila F.* (à dr.). Dans les bras de cette dernière, leur petite sœur née en Syrie. La photo est un assemblage tiré d’une vidéo circulant sur Facebook où l’on voit les quatre Suissesses le 30 ou le 31 janvier, quelques heures après qu’elles ont fui Baghouz.

(Photo: DR)

  • Titus Plattner Kurt Pelda

Trois petites Genevoises sont coincées dans l’enfer boueux du camp d’internement d’Al-Hol, dans le nord-est de la Syrie. Elles ont 13, 7 et 1 ans. Selon les propres termes du CICR, qui approvisionne la zone, près de 73 000 personnes, dont 67 000 femmes et enfants, «s’y entassent dans des conditions extrêmement précaires».