2016-11-15 07:51

Policier, un métier qui continue de faire rêver

Formation

Plus de 200 jeunes sont montés à Savatan samedi 5 novembre dernier pour se renseigner et tester leurs aptitudes. Reportage

Plus de 200 jeunes intéressés au métier de policier ont pu tester leurs aptitudes physiques à Savatan.

Plus de 200 jeunes intéressés au métier de policier ont pu tester leurs aptitudes physiques à Savatan.

(Photo: Jean-Bernard Sieber)

  • Céliane De Luca

Plus de de 200 jeunes femmes et jeunes hommes des quatre coins de la Suisse romande sont montés à Savatan, au-dessus de Saint-Maurice, samedi 5 novembre dernier. Pour faire la fête? Non, pour s’informer sur les métiers de la police. A 8 heures tapantes, tout le monde était réuni sur la place centrale. Il fallait être sacrément motivé pour braver le froid et écouter sans claquer des dents le discours de bienvenue et les explications du capitaine Pascal Rossier, chef de l’état-major de l’Académie de Police: «Tous les corps de police partenaires sont aujourd’hui présents pour vous présenter leurs spécificités. Notre Académie offre une formation de base identique pour tous. Dès votre retour au sein du corps de police auquel vous appartiendrez, vous aurez la possibilité de vous spécialiser, selon vos goûts et disponibilités.»

Les giboulées n’ont pas entamé le moral des troupes qui ont ensuite visité cette école qui forme, durant une année, 80% à 85% des aspirants romands, en provenance des corps de police vaudois, valaisans et genevois. Les visiteurs ont d’ailleurs eu la possibilité de rencontrer les ressources humaines de ces différentes polices, aussi bien communales que cantonales.

La visite du Quai des Orfèvres, de son appartement et de sa discothèque reconstitués à des fins de mise en situation réelle a eu beaucoup de succès. Mais les jeunes étaient là aussi pour tester leurs aptitudes physiques et évaluer leurs compétences, notamment en français. Les épreuves sportives, véritable parcours du combattant, ainsi que la dictée ont permis aux futurs policiers de se faire une idée du niveau d’exigence des examens.

«Le métier de policier réservé aux hommes, c’est du passé»

Bon nombre des participants ont entre 20 et 25 ans et viennent d’achever une première formation. Parmi eux, Benjamin a terminé son service militaire et fait un passage par l’Université de Genève. Il en est à sa deuxième journée d’information à Savatan: «J’étais venu il y a deux ans pour me faire une idée, mais cette fois-ci j’ai décidé de me lancer.» Il a bien fait: aussi bien le sport que la dictée ont été un succès pour celui qui voit la police comme un moyen d’aider la population et de la protéger.

D’autres envisagent cette profession comme une reconversion. Parmi eux, Philippe, 32 ans, employé de banque et jeune papa, est venu tenter sa chance sans en parler à personne, préférant rester discret sur son souhait de changer de profession. Au moment de se lancer dans les épreuves sportives, il confie: «Devenir policier, c’est un rêve de gosse, ça a un côté gendarmes et voleurs.»

La Morgienne Elisa, gymnasienne, est sûre de sa décision: «J’ai toujours voulu bosser avec les enfants et la police m’intéressait aussi, donc je vais me diriger vers la prévention dans les classes. Et le métier de policier réservé aux hommes, c’est du passé, il y a un vaste choix de spécialisations parmi lesquelles nous pouvons tous trouver notre place.» Une évolution que confirment les chiffres, puisque 25% à 30% des aspirants sont des femmes.

Au terme des épreuves sportives, Philippe, surpris par leur exigence, choisira de quitter la partie, sans passer par la case dictée. Malgré la difficulté, Elisa n’a pas été découragée par le parcours, ni par les sacs de 20 kilos, mais prévoit de bien se préparer avant les examens d’entrée.

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