
L’élection de la Cour des comptes crée le malaise
Alors que l’institution est censée être apolitique, la désignation de ses membres est l’objet de tensions entre les partis. La comparaison avec Genève souligne ses faiblesses.
L’organe a la charge de contrôler le Conseil d’État alors qu’il est nommé par ce dernier. Son indépendance est questionnée.

«Cet organe risque d’être réticent à soulever les problèmes sensibles et à poser des questions qui froisseraient le Conseil d’État», commente le député Hadrien Buclin (SolidaritéS).
(Photo: Jean-Bernard Sieber/ARC)
Contrôler son propre patron et garder ses rapports confidentiels? Un principe qui ne tient pas debout quand il s’agit de vérifier l’action du Conseil d’État. C’est l’avis de la gauche et des centristes au Grand Conseil à propos du Contrôle cantonal des finances (CCF). Ils réclament donc une réforme de ce service de l’État, nommé par le Conseil d’État et censé contrôler son action et «le bon usage des deniers publics».
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