2017-02-17 17:03

Il manque un gros million pour rénover la ferme du Bois de Chênes

Genolier

La Fondation chargée de la gestion de la réserve naturelle ne fera pas les travaux avant d’avoir le financement de 5 millions. Elle attend des sous du Canton et de la Région.

Les abords de la ferme du Bois de Chênes ont été déboisés

Les abords de la ferme du Bois de Chênes ont été déboisés

(Photo: YVES MERZ)

  • Yves Merz

En 2011, lorsque Genolier a reçu du Canton la gestion du Bois de Chênes, la commune a pensé qu’il s’agissait d’un cadeau empoisonné. Cette réserve naturelle allait lui coûter cher, notamment parce qu’elle devrait prendre en charge la rénovation du volumineux rural situé au coeur de la forêt, bâtiment classé au patrimoine des bâtiments historiques. En 2014, la création d’une fondation, à qui Genolier a octroyé un droit de superficie, l’a soulagée de ce grand poids.

A ce jour, la Fondation du Bois de Chênes a réuni près de 4 millions de francs (dont 450 000 de la commune de Genolier). Et le permis de rénover la ferme pour en faire un lieu à but pégagogique et scientifique a été délivré. «Mais il nous manque encore un peu plus d’un million, a annoncé jeudi soir son président Georges Richard lors de l’assemblée générale de l’Association pour le Bois de Chênes de Genolier (ABCG). Nous ne débuterons pas les travaux avant d’avoir l’essentiel de cette somme car nous ne voulons pas de casserole.»

Née il y a dix ans pour défendre l’intégrité de cet îlot de nature situé au coeur d’une région qui subit une grosse pression immobilière, l’ACBG a pourtant refusé de verser une contribution financière pour ce projet de restauration de la ferme. L’association préfère garder son argent pour la promotion et l’exploitation future de la réserve. «Nous nous soucions du maintien de la ferme mais nous ne nous sentons pas directement liés par cette rénovation», a déclaré Philippe Martinet, vice-président. En revanche, forte de ses 1385 membres, l’ACBG utilisera son carnet d’adresses pour soutenir la Fondation par un appel de fonds et envisage d’organiser un événement pour mobiliser la population derrière le projet.

Communes voisines pas concernées

Les communes voisines de Coinsins et Vich n’ont pas versé un sou non plus. La ferme se situant sur le territoire de Genolier (qui possède 85% du Bois de Chênes, et elles 15%), elles se disent non concernées et attendent le plan d’affectation cantonal. C’est plutôt du côté du Canton et de la Région que la Fondation espère encore des fonds. «Nous allons toucher des subsides de l’Etat, car l’édifice est classé, assure Georges Richard, probablement entre 300 et 400 000 francs. Mais le crédit sera peut-être soumis au Grand Conseil. Il faut être patient. De même, le Conseil régional devrait nous apporter son appui financier, mais là aussi, il y a de longues prodédures.»

En attendant, la Fondation a préparé le terrain en faisant place nette. La ferme, d’un énorme volume de 7000 m3, a été entièrement vidée. Et ses abords, qui étaient envahis par la végétation, ont été déboisés. Tous espèrent que le chantier débutera avant l’été

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