ABO+2019-09-11 11:10

Le fondateur de Pomp It Up se bat pour la survie des petits commerces

BILAN

Toto Morand, pionnier de la basket de mode, raconte l’aventure de ses magasins dans la Lausanne alternative, lancés en 1989.

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(Photo: DR)

  • Joan Placade

Dans l’entrepôt de Pomp It Up à Bussigny (VD), où plusieurs milliers de paires de chaussures se répartissent sur les 1000 m2 de rangement, on travaille comme on a toujours travaillé. Les employés, certains présents depuis plus de vingt ans, tutoient le patron dans une ambiance bon enfant. Ne cherchez pas les scanners, ordinateurs ou logiciels de gestion de stock, les arrivages sont réceptionnés, rangés, puis réexpédiés à la main vers les 11 boutiques du groupe. Tous les trois mois, un inventaire d’une journée, à l’ancienne. «En ne cédant pas à la mode de l’informatisation, on a économisé 8 à 12 millions», relève Guillaume Morand – dit «Toto». Le fondateur du groupe affirme que beaucoup de ses concurrents qui ont fait ces investissements ne sont aujourd’hui plus là pour en parler: «C’est comme l’e-commerce, il faut regarder les choses en face, pour nous les petits détaillants, ça ne sert à rien, on n’est pas compétitifs.»