2019-08-12 21:52

377 Vaudois veulent entrer au Conseil national

Élections fédérales

Lundi, toutes les formations en lice pour les fédérales d’octobre se sont déclarées. Le record du nombre de candidats est battu.

Tirage au sort des listes vaudoises pour les élections fédérales.

Tirage au sort des listes vaudoises pour les élections fédérales.

(Photo: Keystone)

  • Renaud Bournoud

  • Cindy Mendicino

Les choses se précisent en vue des élections fédérales du 20 octobre prochain. Les partis, mouvements et autres groupuscules avaient jusqu’à lundi à midi pour déposer leurs listes. Ce ne sont pas moins de 377 candidats – dont 145 femmes –, répartis sur 24 listes, qui se présentent au Conseil national. Un record. En 2015, ils n’étaient «que» 327. Une inflation qui peut s’expliquer par le siège supplémentaire auquel a droit le canton pour la prochaine législature. Ce qui bloque tout de même le nombre de places à prendre à 19.

Le bureau électoral cantonal doit encore valider toutes ces candidatures. Les listes nominatives seront publiées mardi prochain dans la «Feuille des avis officiels».

Candidatures bigarrées

Les grands partis vaudois sont évidemment présents. PS, PLR, UDC, Les Verts. C’est entre eux que se joue le gros du suffrage: ils captaient quelque 83% des voix vaudoises en 2015.

Les partis du centre et de la gauche radicale, actifs entre les élections et présents, pour la plupart, dans les rangs du Grand Conseil, sont dans la course. Le PDC annonce une grande alliance du Centre (70 candidats) avec le Parti évangélique, l’Union démocratique fédérale et le PBD. Mais sans les Vert’libéraux, alliés au Parti pirate. La gauche radicale (SolidaritéS et POP) est aussi fidèle au poste.

On retrouve par ailleurs les petits partis toujours présents à ce type d’élection, pour la plupart très marqués à droite: le Parti nationaliste suisse et les Démocrates suisses. C’est avec cette formation-ci que le plus increvable des politiciens jamais élus, Ted Robert, remet le couvert. Il y a quatre ans, il disait pourtant: «J’aurais été heureux de me présenter, mais je n’ai plus envie de défendre ce pays. Avec l’électorat de tarés que l’on a aujourd’hui, ce pays est foutu.»

Enfin, il y a ceux qui déboulent un jour de dépôt des listes et qui pour l’heure ne sont pas clairement identifiés. Les partisans du tirage au sort des candidats, réunis sous la bannière Liste Transition Citoyenne Vaud, en sont un exemple. Plus cryptique, le parti Démocratie directe spiritualités & nature est pour l’heure parfaitement inconnu au bataillon. Idem pour Urgence Écologique, qui n’a qu’un seul candidat.

Alliances tous azimuts

Les partis ont jusqu’à lundi prochain midi pour déclarer officiellement des apparentements ou des sous-apparentements, mais on en connaît déjà bon nombre. Ces alliances électorales qui doivent permettre de maximiser les chances de décrocher un siège dans un système proportionnel débouchent sur des calculs fort complexes. Pour les grosses écuries, les apparentements ont déjà été annoncés il y a quelque temps. À gauche, le PS, Les Verts et les différentes formations de la gauche radicale sont apparentés. En revanche, le PLR et l’UDC partent divisés, comme en 2015.

Toujours dans une logique de capter un maximum de voix, les principaux partis multiplient les sous-apparentements. Ainsi, la liste principale du PLR profitera des suffrages de PLR.Innovation et des Jeunes libéraux-radicaux vaudois. Les listes jeunes ont le même rôle. Le POP et Ensemble à Gauche se sont également sous-apparentés.

Le Conseil des États

Comme en 2015, ils sont 15 à briguer les deux fauteuils de sénateur de Vaud. L’élection au Conseil des États se joue en deux tours à la majoritaire. Le PLR présente le sortant Olivier Français. Le libéral-radical lausannois devra composer sur sa droite avec le ticket UDC sur lequel figurent Jacques Nicolet et Michaël Buffat. Il y a quatre ans, les UDC s’étaient désistés au 2e tour en sa faveur. Le PS et Les Verts partent unis avec les candidatures des conseillères nationales Ada Marra et Adèle Thorens. En plus de vouloir conserver le siège que la socialiste Géraldine Savary détenait depuis 2007, elles tentent de récupérer celui perdu par Luc Recordon. Au centre, l’intrépide voyageur et conseiller national Claude Béglé (PDC) fait ticket commun avec François Bachmann, du PEV, tandis que la conseillère nationale Vert’libérale Isabelle Chevalley se présente avec son président de parti, François Pointet.

La gauche radicale aura quatre candidats: Anaïs Timofte et Bernard Borel sous la bannière POP et Franziska Meinherz et Yvan Luccarini pour Ensemble à Gauche. Reste cette liste à l’intitulé boursoufflé «Démocratie directe spiritualité & nature» qui accueille une certaine Annick Tiburzio et un certain Olivier Pahud.

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