2019-07-12 07:49

Le ticket rose-vert veut incarner la «modernité» vaudoise aux États

Elections fédérales

La socialiste Ada Marra et la Verte Adèle Thorens Goumaz ont lancé leur campagne pour le Conseil des États.

Adèle Thorens Goumaz et Ada Marra, candidates à l’élection au Conseil des Etats.

Adèle Thorens Goumaz et Ada Marra, candidates à l’élection au Conseil des Etats.

(Photo: ARC Jean-Bernard Sieber)

  • Renaud Bournoud

Ce début d’année a été marqué par les marches pour le climat, la grève des femmes et l’élection d’une cinquième conseillère d’État vaudoise. Ada Marra (PS) et Adèle Thorens Goumaz (Les Verts) veulent capitaliser là-dessus pour décrocher un fauteuil de sénatrice, l’automne prochain. «La mobilisation a été massive dans le canton de Vaud, note la Verte, nous voulons incarner la modernité des Vaudois.» Jeudi, les deux Lausannoises ont lancé leur campagne pour le Conseil des États. Actuellement les deux sièges à la Chambre haute sont occupés par le PLR Olivier Français et la socialiste Géraldine Savary qui ne se représente pas. La gauche mise donc sur deux vieilles routières de la politique fédérale pour cette élection qui se joue à la majoritaire. À elles deux, Ada Marra et Adèle Thorens Goumaz comptabilisent 24 ans de Conseil national. «Vous nous connaissez, on ne va pas trop s’étendre sur notre CV», lance Ada Marra.

En cas d’élection, il faudra néanmoins revêtir les habits de sénatrice. Si le Conseil national représente la population, le Conseil des États représente les cantons, avec 46 voix. Sur un cas concret comme le contournement autoroutier de Morges, pour lequel se bat le gouvernement, Adèle Thorens Goumaz s’est abstenue lors du vote au Conseil national, tandis qu’Ada Marra ne se souvient plus de ce qu’elle a voté.

Sinon, sur les grands principes, les deux femmes sont au diapason. La socialiste lausannoise veut être la voix des personnes qui «sont moins dans la lumière et de la périphérie». Ses priorités sont l’égalité, le climat, la prévoyance ou encore les relations avec l’Union européenne. Mais surtout, elle souhaite que la Berne fédérale en finisse avec son «idéologie de tout à la dette». «La Suisse a la dette la plus basse d’Europe et on continue à rembourser alors que l’on devrait investir dans la transition énergétique, mais aussi dans le marché du travail qui est en pleine mutation avec la révolution numérique», liste la socialiste. Sa colistière Verte défend «la transition d’une économie linéaire vers une économie circulaire, parce que l’économie de demain n’est pas celle d’ÉconomieSuisse».

À la question toujours délicate du financement de la campagne, le PS est Les Verts indiquent qu’il n’y aura pas de don de personne morale et une limitation pour les dons des personnes physiques.

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