2019-08-12 18:27

La législature à venir est «vitale», disent Les Verts

Elections fédérales

Comme les autres partis, les écologistes ont déposé leur liste ce lundi. L’occasion d’une conférence de presse pour lancer la campagne.

La sortante Adèle Thorens Goumaz vise un siège au Conseil des Etats sur un ticket où elle côtoie la socialiste Ada Marra.

La sortante Adèle Thorens Goumaz vise un siège au Conseil des Etats sur un ticket où elle côtoie la socialiste Ada Marra.

(Photo: JEAN-BERNARD SIEBER/A)

  • Lise Bourgeois

Les écologistes ont le vent en poupe pour les élections fédérales du 20 octobre. Après la sortie de plusieurs rapports scientifiques sur la courbe ascendante des températures ou sur la perte croissante de la biodiversité, l’électorat semble mûr. À témoin, les récents résultats des élections cantonales à Zurich, à Lucerne ou à Bâle-Campagne.

Lundi, peu après avoir déposé leur liste, les candidats vaudois ont défendu leur ligne devant la presse. La formation, officiellement intitulée Les Vert.e.s depuis cette année, vise un troisième siège, tout juste manqué en 2015. Les six premiers de cordée, Adèle Thorens, Daniel Brélaz, Alberto Mocchi, Léonore Porchet, Raphaël Mahaim et Sophie Michaud Gigon, ont vendu le programme.

Pour Daniel Brélaz, «les prémices sont bonnes» et il n’est pas absurde de rêver d’un quatrième siège. En plus, bien sûr, de celui que veut ravir Adèle Thorens Goumaz au Conseil des États aux côtés de la socialiste Ada Marra.

Ils sont donc 19, dont dix femmes, à viser le Conseil national. «Un tiers des candidats ont moins de 40 ans, deux tiers ont moins de 50», précise Alberto Mocchi, président du parti et candidat. Il mentionne également que les prétendants sont issus de tous les milieux professionnels et de toutes les régions du canton: «Depuis longtemps, nous ne sommes plus un parti urbain.»

Pour la sortante Adèle Thorens, la législature écoulée a été celle des blocages. Une loi sur le CO2 avortée, des initiatives écologiques (sur l’économie verte par exemple) présentées sans contre-projet, une loi croupion sur l’égalité des salaires: la Suisse a peu progressé à ses yeux. «Nous avons fait passer des postulats, poursuit-elle, sur le stockage du CO2 dans le sol, sur la finance durable, sur la gestion des plastics, sur la sortie du glyphosate. Mais ils devront d’abord donner lieu à des rapports sur lesquels le parlement aura ensuite à se prononcer.»

D’où le message de la candidate à un électorat vaudois jugé globalement «progressiste»: «Les décisions sur les mesures pour le climat sont à prendre dans les dix-huit prochains mois si l’on veut changer la donne. Cette législature à venir est donc vitale.»

Le député Raphaël Mahaim fait valoir que la Suisse ne respecte pas pour l’heure les Accords de Paris. Il en appelle à un changement des mentalités, façonnées encore aujourd’hui par l’insouciance des Trente Glorieuses: «Il est temps de passer la main pour ceux qui ont encore cette vision du monde et de respecter les accords internationaux.»

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