2019-03-28 22:48

Les Verts désignent tant bien que mal leurs candidats

Elections fédérales

Le cas de Daniel Brélaz sur la liste pour le Conseil national a animé l’assemblée générale.

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(Photo: Keystone)

  • Renaud Bournoud

Les Verts vaudois n’ont jamais eu de problème à faire état de leurs dissensions durant leurs assemblées générales. Celle de jeudi soir n’a pas manqué à la tradition. Réunis à Lausanne, les militants ont fini par voter la liste telle qu’elle leur avait été présentée par leur «comité stratégique» chargé d’élaborer une proposition pour les élections fédérales. Les têtes de liste pour le Conseil national seront donc les deux sortants Adèle Thorens Goumaz et Daniel Brélaz. Dans cet ordre. Ils seront suivis, pour les places éligibles, du président du parti, Alberto Mocchi, de la députée Léonore Porchet, de son collègue Raphaël Mahaim et de la secrétaire générale de la Fédération romande des consommateurs (FRC), Sophie Michaud Gigon. La liste est complétée par ce que les Verts appellent «les réseauteurs», afin d’atteindre les 19 candidats. Soit le nombre de sièges au Conseil national auxquels aura droit le canton de Vaud.

Mais avant d’en arriver là les écologistes ont tempêté sur le cas de l’immuable Daniel Brélaz (69 ans). L’assemblée a eu le droit à un bras de fer entre seniors. L’ancienne conseillère nationale Anne-Catherine Menétrey (81 ans) s’est désolée de la candidature de son vieux compagnon de lutte. «Je veux exprimer un regret, a-t-elle soutenu. Une fois de plus, on voit Daniel Brélaz en tête de liste. C’est contre-productif.» Elle a «prié» l’ancien syndic de Lausanne «de renoncer à sa candidature» pour laisser la place aux jeunes. Ce qu’il n’a bien sûr pas fait. Brélaz a, lui, sa personnalité capable de tirer la liste. «J’aurais pu me contenter d’un rôle patrimonial, comme monument historique, mais cela ne rapporte pas beaucoup de voix.» Il s’est tout de même engagé à se retirer au plus tard en décembre 2021 afin de faire entrer un jeune en cours de législature.

Il n’y a pas eu de discussion en ce qui concerne la course au Conseil des États. Adèle Thorens Goumaz était la seule candidate à candidature. La Lausannoise a été désignée par acclamation. Elle aura la tâche ardue de reprendre le siège perdu par Luc Recordon en 2015. Pour cette élection à la Chambre haute, les Verts présenteront un ticket commun avec le candidat que choisira le Parti socialiste le 27 avril prochain.

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