2019-06-19 21:34

Le PLR sera sans alliés aux élections fédérales

Politique

Les libéraux-radicaux balaient l’idée d’une alliance avec l’UDC. Celle-ci leur avait déjà tourné le dos. Le parti maintient sa stratégie à un seul candidat pour le Conseil des États.

«Il y a aussi une question d’image. Vous ne pouvez pas faire campagne avec des partenaires qui vous claquent la porte au nez», estime Marc-Olivier Buffat, président du PLR Vaud.

«Il y a aussi une question d’image. Vous ne pouvez pas faire campagne avec des partenaires qui vous claquent la porte au nez», estime Marc-Olivier Buffat, président du PLR Vaud.

(Photo: Keystone)

  • Mathieu Signorell

En 2015, sans alliance avec l’UDC, le Parti libéral-radical vaudois (PLR) était passé de quatre à six sièges au parlement fédéral. Pas besoin donc de s’allier à l’UDC cette année pour les élections fédérales d’octobre. C’est la stratégie validée mercredi soir par l’assemblée des délégués du PLR vaudois à Bussigny.

La décision n’est pas foncièrement une surprise. Car en fait l’UDC Vaud a déjà tourné le dos au PLR depuis belle lurette. Au début 2018, elle a tiré un trait sur l’alliance labélisée «Centre Droit vaudois» (CDV). Et lors de son congrès du début mai de cette année, au moment de choisir ses candidats, son président Jacques Nicolet émettait de sérieux doutes sur une alliance UDC-PLR.

«Nous avons réfléchi et nous nous sommes demandé ce qui nous ferait changer d’avis par rapport à 2015», explique Marc-Olivier Buffat, le président du PLR Vaud. «Même si l’UDC a claqué la porte du Centre Droit Vaudois, nous continuons à travailler ensemble au Grand Conseil. La droite doit y être plus forte et plus agressive. Mais, c’est vrai, on doit dire que ce n’est pas acquis.»

Un autre élément a convaincu le PLR. L’UDC présente deux candidats au Conseil des États: Jacques Nicolet et Michaël Buffat. À partir de là, le PLR maintient sa stratégie avec un seul candidat au Conseil des États: son sénateur actuel, Olivier Français. «Le fait que nous présentions un candidat donne la possibilité aux électeurs d’ajouter un deuxième nom sur leur bulletin. La réciproque de l’UDC n’est pas vraie, regrette Marc-Olivier Buffat. Il y a aussi une question d’image. Vous ne pouvez pas faire campagne avec des partenaires qui vous claquent la porte au nez.»

Quant aux vert’libéraux, le PLR n’en veut pas non plus. Il a peu goûté le soutien qu’ils ont apporté au candidat démocrate-chrétien lors de l’élection complémentaire au Conseil d’État cette année. «En outre, leurs votes sont un peu curieux au Grand Conseil, selon Marc-Olivier Buffat. Ils sont comme les cerises de nos vergers: ils ont tendance à rougir.» Sous-entendu: il leur rapproche de voter à gauche.

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