ABO+2018-09-18 19:23

«Les rebelles syriens se voient trahis par Erdogan»

Proche-Orient

Moscou et Ankara ont convenu lundi de créer une zone démilitarisée à Idleb. Les alliés de la Turquie crient à la trahison.

Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan.

Vladimir Poutine et Recep Tayyip Erdogan.

(Photo: Keystone)

  • Andrés Allemand

La population retient son souffle à Idleb, ultime poche rebelle dans le nord-ouest de la Syrie. Selon l’accord intervenu lundi entre la Russie et la Turquie, Moscou s’engage à ce que l’armée de Bachar el-Assad ne lance pas l’assaut sur la ville et Ankara accepte de faire le nécessaire pour que les groupes rebelles se retirent de leurs fortifications et qu’une zone démilitarisée de 15 à 20 km de large soit établie le long de cette ligne. Dès le 15 octobre, des patrouilles mixtes russes et turques devront y assurer la sécurité. Un tel accord est-il vraiment crédible? Turcs et Russes y ont intérêt, estime le chercheur Frédéric Pichon, spécialiste du conflit syrien et consultant pour le Conseil de l’Europe notamment. Mais les rebelles se sentent trahis et les groupes djihadistes ne se laisseront pas faire.

24 heures