2019-01-11 18:11

Les Romands devront attendre pour de nouveaux trains à deux étages

Rail

Les CFF reportent la mise en service de trains à deux étages à cause de défauts techniques trop nombreux.

Les CFF attendent du constructeur et fournisseur Bombardier qu'il remédie «le plus vite possible» aux lacunes actuelles.

Les CFF attendent du constructeur et fournisseur Bombardier qu'il remédie «le plus vite possible» aux lacunes actuelles.

(Photo: Keystone)

  • Virginie Maret

C’en est trop pour les CFF. Dans un communiqué diffusé jeudi soir, l’entreprise ferroviaire tape du poing sur la table et fait part de son mécontentement vis-à-vis de la fiabilité des trains à deux étages produits par le constructeur Bombardier. Les CFF exigent de leur fournisseur qu’il remédie «le plus vite possible» aux défaillances techniques qui frappent régulièrement ces nouveaux trains.

Les rames en question circulent exclusivement sur la ligne interrégionale entre Bâle, Zurich, Saint-Gall et Coire depuis le changement d’horaire de décembre 2018. Après une période d’essai de plus de 1000 courses, les tests se sont révélés peu concluants. Les douze unités du modèle FV-Dosto ont montré de grosses lacunes en à peine un mois de service. Certains de ces trains ont provoqué jusqu’à deux perturbations durant la même journée, selon les CFF. Sans surprise, les multiples retards et suppressions de trains ont une fois de plus attisé la colère des pendulaires.

Problèmes aux portes et pannes

S’excusant au passage auprès des usagers pour les désagréments occasionnés, les CFF annoncent qu’ils n’étendront pas la zone d’exploitation de ces véhicules à la Suisse romande, comme ils l’avaient initialement prévu, tant que Bombardier n’aura pas démontré la fiabilité de son modèle le plus récent. La durée de révision des convois concernés reste pour l’heure inconnue. Les voyageurs empruntant la ligne Genève Aéroport - Saint-Gall devront donc attendre avant de pouvoir monter à bord de wagons flambant neufs.

Deux tiers des dérangements sont causés par des problèmes fréquents aux portes ainsi que des pannes de logiciel et de traction. Autre défaut pointé du doigt par les CFF, le confort des voyageurs doit aussi être amélioré durant les phases de circulation à vitesse réduite. Le train vibre encore trop lorsqu’il roule lentement, déplore l’ex-régie fédérale. Du côté de Bombardier, on assure que l’avertissement a été entendu et que «l’ensemble des mesures prises est coordonné avec les CFF et les sous-traitants concernés». À l’aide de spécialistes en ingénierie et en mise en service, certaines précautions ont déjà été prises, telles que la présence à bord d’un technicien, la formation et l’accompagnement du personnel de train par des pilotes habitués à ce type de véhicule, l’optimisation des logiciels de gestion ainsi qu’une première révision préventive des portes.

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