2018-05-11 16:11

Une expo plonge ses visiteurs dans les abysses du Léman

Histoire

Films, maquettes d'épaves, panneaux didactiques: dès lundi, les fonds du lac se dévoilent au Forum de l'Hôtel de Ville de Lausanne.

A l'aide de son robot téléguidé, Gilbert Paillex a exploré bien des épaves, comme ici celle du Brick, dont la maquette sera exposée au Forum de l’Hôtel de Ville dès lundi. (Image d'archive)

A l'aide de son robot téléguidé, Gilbert Paillex a exploré bien des épaves, comme ici celle du Brick, dont la maquette sera exposée au Forum de l’Hôtel de Ville dès lundi. (Image d'archive)

(Photo: Florian Cella)

  • Fabien Grenon

Des épaves de bateaux célèbres, d’autres qui le sont moins, des pièces plus insolites comme des avions, mais aussi toutes sortes de babioles comme des pneus, des vélos ou des tonneaux. Au fil des siècles, les fonds du Léman ont accumulé leurs collections d’objets en tout genre.

Du 14 au 26 mai, au Forum de l’Hôtel de Ville de Lausanne, une exposition intitulée «L’Histoire au fond du Léman» propose à ses visiteurs de se plonger dans l’atmosphère mystérieuse des profondeurs lémaniques. «Face au lac, beaucoup ne voient qu’une vaste étendue d’eau, voire craignent ce qu’il y a dessous. Mais ils ignorent souvent que s’y cachent des trésors», indique son concepteur, Gilbert Paillex. Et ce grand explorateur du lac, qui a lui-même construit, dès 1976, un robot d’observation téléguidé qu'il n'a eu de cesse d'améliorer au fil des années, sait de quoi il parle. En presque 40 ans d’expéditions, il revendique plus de soixante découvertes, qu’il partage et documente sur son site Internet (www.sub-rec.ch).

Outre huit maquettes d’épaves - dont celle du bateau à vapeur le «Rhône» que Gilbert Paillex a découverte en 1984 -, l’exposition propose également d’en apprendre plus sur la limnologie (ndlr: science ayant pour objet l’étude des lacs), ainsi que sur l’archéologie lémanique. Mais aussi de (re)découvrir l’histoire du fameux mât flottant d’Ouchy, aujourd’hui exposé au Musée du Léman à Nyon. «C’est formidable que des passionnés comme Gilbert Paillex s’investissent autant pour faire avancer la connaissance de notre lac et de son patrimoine oublié, se réjouit Lionel Gauthier, conservateur du Musée du Léman. Sans lui, il y aurait par exemple bien des épaves qu’on n'aurait jamais découvertes.»

Ici, Gilbert Paillex pose avec son robot téléguidé qu'il a conçu dès 1976 et qu'il a sans cesse amélioré depuis. C'est avec ce dernier qu'il a découvert notamment l'épave du bateau à vapeur le «Rhône» en 1984.

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