2015-04-08 18:33

La Clinique de Genolier voit son avenir en grand

Santé

L'établissement aimerait densifier son site pour doper la recherche et développer la prise en charge de patients en ambulatoire.

La Clinique de Genolier prépare son développement pour les prochaines années.

La Clinique de Genolier prépare son développement pour les prochaines années.

(Photo: Vanessa Cardoso)

  • Raphaël Ebinger

Les établissements hospitaliers voient grand dans le district de Nyon. Après l’Hôpital de Nyon, qui a annoncé sa volonté d’augmenter ses surfaces de 60% d’ici à 2019, les cliniques privées de Genolier et de La Lignière à Gland avancent elles aussi leurs plans d’extension ambitieux. Avec un accent particulier sur la prise en charge des patients en ambulatoire pour les deux dernières.

A Genolier, la clinique a collaboré avec la Commune pour élaborer un nouveau Plan partiel d’affectation dans le but de pouvoir densifier sur son site actuel. Le document est pratiquement finalisé et sera envoyé au Canton dans les semaines à venir. «Nous sommes arrivés au bout des capacités constructives sur nos terrains, explique Antoine Hubert, administrateur d’AEVIS Holding, propriétaire de la Clinique de Genolier. Aujourd’hui, nous devons préparer le développement du site pour les vingt prochaines années.»

Un nid pour start-up
Antoine Hubert précise ne pas avoir de plans précis sur les nouveaux bâtiments qui pourraient s’élever à Genolier. En revanche, la philosophie du développement est claire. «L’idée est de renforcer notre position dans le domaine de la recherche et de la formation», souligne l’administrateur. Concrètement, la clinique entend se doter de locaux pour accueillir des start-up actives dans les domaines chers à l’établissement, comme l’oncologie et l’orthopédie. «Dans la recherche médicale, il nous paraît nécessaire de raccourcir le plus possible la distance entre les chercheurs, les médecins et les patients, précise Antoine Hubert. Notre option est de créer une plate-forme pour des sociétés du monde médical. Cette tendance est assez nette aux Etats-Unis.»

La volonté de booster la recherche sur le site de Genolier s’ancre dans un terreau pas totalement nouveau. En effet, des recherches cliniques y ont déjà cours, en collaboration avec l’industrie pharmaceutique notamment, pour des médicaments contre le cancer.

Un autre axe du développement de la clinique touche aux soins ambulatoires, qui sont intéressants financièrement pour les établissements hospitaliers et pour lesquels la demande est en constante progression. «L’activité ambulatoire se développe et demande des infrastructures différentes de celles dédiées aux hospitalisations», justifie Antoine Hubert.

Pour augmenter les surfaces disponibles, la clinique se concentrera sur son site actuel. Pour cela, le nouveau Plan partiel d’affectation prévoit de faire passer le coefficient d’occupation du sol de 0.4 à 0.5. Concrètement, le document accroît la capacité constructive de la parcelle de 25%. Et comme les projets n’empiètent pas sur des surfaces agricoles, ils ne devraient pas être bloqués par les restrictions de la loi sur l’aménagement du territoire (LAT).

Extension sur les parkings
Antoine Hubert imagine les futures extensions sur les parkings existants qui deviendront alors enterrés. «Certains immeubles pourraient aussi être démolis pour être reconstruits plus grands», note l’administrateur. Ce sera probablement le cas d’ici à dix ans pour un bâtiment qui accueille aujourd’hui des cabinets et des activités administratives.

«Le premier chantier pourrait être lancé d’ici à deux ou trois ans, si tout va bien», imagine Antoine Hubert. Il s’agira de celui destiné à la physiothérapie. Des surfaces seront réservées également pour la formation des praticiens sur de nouveaux appareils médicaux.

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