ABO+2019-02-27 08:26

Lausanne paie son retard dans la lutte contre le deal

Drogue

Une étude commandée par la Municipalité compare l’approche de Berne, de Zurich et de la capitale vaudoise. Cette dernière est invitée à inclure davantage ses services sociaux.

Selon l’étude, il est possible de diminuer l’attractivité des points chauds en tolérant de petites zones de deal confinées.

Selon l’étude, il est possible de diminuer l’attractivité des points chauds en tolérant de petites zones de deal confinées.

(Photo: Patrick Martin)

  • Romaric Haddou

Comment se comportent Lausanne, Berne et Zurich face au deal de rue? C’est la question à laquelle répond une étude de l’Université de Lausanne, publiée mardi. Le document, directement commandé par le municipal de la Sécurité, Pierre-Antoine Hildbrand, compare les stratégies élaborées par les trois villes pour contenir le trafic de stupéfiants. Mené par Pierre Esseiva (directeur adjoint de l’École des sciences criminelles (ESC), Christine Burkhart (doctorante à l’ESC) et Frank Zobel (directeur adjoint d’Addiction Suisse), ce travail n’est «pas une évaluation mais bien une analyse de situation fondée sur des interviews de personnes concernées». Au total, 22 personnes ont été interrogées, dont onze à Lausanne, au sein de la police municipale, du Ministère public, de l’Observatoire de la sécurité ou des services sociaux.

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