2016-09-29 19:58

Un film pour fêter les 50 ans de la Quinzaine artistique

Orbe

La 1re édition du festival de Gil Pidoux a 50 ans. Pierre-André Vuitel en a fait un film, à voir vendredi soir.

En 1985, Jean-Néville Dubuis mettait en scène Till Eulenspiegel pour la Quinzaine artistique.

En 1985, Jean-Néville Dubuis mettait en scène Till Eulenspiegel pour la Quinzaine artistique.

(Photo: Gilles Simond)

  • Frédéric Ravussin

Il y a deux ans, Orbe fêtait le demi-siècle de son théâtre, le TJO devenu La Tournelle. Vendredi soir, la cité aux deux poissons peut à nouveau se remémorer son passé culturel en célébrant les 50 ans d’une émanation de ce lieu, la Quinzaine artistique. Pour l’occasion, le réalisateur Pierre-André Vuitel a mis en boîte Gil Pidoux, ou la passion du patrimoine à Orbe, Lausanne et ailleurs, un film qui rend hommage à la tête pensante et cheville ouvrière de cet événement estival sur lequel le rideau est définitivement tombé en 1992.

En un peu plus de trente minutes, le cinéaste revient sur la naissance de cet événement avec des témoignages de personnes qui ont participé à cette superbe aventure, qui a permis à Orbe de se faire connaître loin au-delà des frontières nord-vaudoises.

«C’est pas tout à fait exact. Avant d’aller à Orbe, j’avais déjà monté des spectacles à la Cité, endroit scénique magnifique»

Appelé pour encadrer la jeunesse bénévole urbigène, le metteur en scène et comédien lausannois créa ainsi en 1966 à Orbe un événement artistique à une époque où le Montreux Jazz et Paléo n’existaient pas encore. Pas plus que le Festival de la Cité, à Lausanne, dont l’histoire dit qu’il a été créé par le même Gil Pidoux sur le modèle de son laboratoire d’Orbe. «C’est pas tout à fait exact. Avant d’aller à Orbe, j’avais déjà monté des spectacles à la Cité, endroit scénique magnifique», précise l’intéressé.

Il n’empêche que la fierté s’entend dans sa voix quand il évoque cette époque, un temps où Orbe ne rimait qu’avec Bochuz. «C’est ce qu’on m’a dit, en effet. Et je répondais que les villes et les capitales n’avaient pas l’apanage de la culture.» A Orbe, Gil Pidoux rencontre une équipe «absolument magnifique». Et c’est non sans une pointe de nostalgie qu’il repense à elle et évoque les regrettés Jean-Sam Leresche, Gérard Werlen ou Odile Gremion.

Vendredi soir, le metteur en scène sera à Orbe pour partager ses souvenirs au terme des projections. Qui auront aussi pour lui une teinte particulière puisque c’est la première fois qu’il se retrouve devant la caméra pour parler de choses qu’il a créées et de sa carrière.

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