2016-12-19 10:25

Orbe s'inquiète pour ses investissements futurs

Finances

La Cité urbigène a opté pour un budget de rigueur pour l'an prochain. Face à un endettement important, les projets futurs seront scrutés de près par l'Exécutif, et l'échiquier politique local.

La rénovation de la place du marché d'Orbe figure notamment au rang des grosses dépenses qui attendent la Commune. Face à un endettement important et un budget serré, nul doute que chaque dépense sera regardée de près par les partis.

La rénovation de la place du marché d'Orbe figure notamment au rang des grosses dépenses qui attendent la Commune. Face à un endettement important et un budget serré, nul doute que chaque dépense sera regardée de près par les partis.

(Photo: Philippe Maeder)

Orbe sait désormais quel sera son programme financier pour les années à venir. Il promet d'être serré. Le budget 2017, qui comprend notamment un gel des embauches, a été validé par le Conseil jeudi soir. Il a toutefois été scruté de près par les élus qui ont obtenu un effort supplémentaire d’économies atteignant 250 000 francs dans les finances générales. Le budget final prévoit un déficit de 1,3 million de francs, sur un total de 39 millions de charges. Le plafond d’endettement brut pour la législature passe pour sa part à 120 millions, à comparer avec les 86 millions prévus en 2011.

Baisse des ressources, hausse des dépenses, cette limite fixée il y a cinq ans a presque été atteinte. Fin décembre de cette année, l’endettement théorique devrait dépasser les 83 millions. C’est beaucoup. En tout cas, à entendre les conseillers qui se sont inquiétés à plusieurs reprises de la capacité communale à financer les projets qui ne manquent pas: il s’agit de rénovations routières, du réaménagement de la place du Marché et surtout d’un futur collège régional pour lequel le devis de 30 millions est souvent cité.

Si le Conseil a finalement accepté le programme financier, ce que l’Exécutif a accueilli comme «un vote de confiance», les élus ont prévenu qu’ils n’allaient pas rester les bras croisés. Dans la posture des opposants – un rôle autrefois tenu par les Verts quand ils n’avaient pas un siège à l’Exécutif –, le parti Union Libre a tenté en vain de fixer une limite de 250% à l’endettement communal. Il s’agit du rapport entre la dette et les rentrées financières, tel que préconisé par l’Union des communes vaudoises. Un indicateur qui devrait atteindre 304% en 2021, s’est inquiété la Commission des finances. «Si on ne fait rien et que des investissements inévitables nous tombent dessus en plus de ceux à réaliser, on se retrouvera avec une hausse de 12 points d’impôt, a lancé le conseiller Arnold Poot (Union Libre). Je doute que les contribuables soient prêts à ça.»

Le nouvel Exécutif a joué la carte de la transparence, tout en défendant sa marge de manœuvre. Il promet au passage de soumettre chaque dépense supérieure à 100 000 francs aux élus. «Nous sommes aussi dans la perspective d’inverser les courbes, a plaidé le syndic, Henri Germond. Nous allons chercher à améliorer le cash-flow au fil du temps.» Un avenir qui contient toutefois beaucoup d’inconnues. A commencer par les premières rentrées financières liées au quartier de Gruvatiez. Le coup de pioche était annoncé pour 2017. A ce jour, le projet est toujours attaqué par plusieurs recours juridiques.

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