ABO+2018-12-18 22:52

«Volés» ou «sauvés»? 18 cabris au coeur d'un procès-symbole

Tribunal

Deux antispécistes avaient enlevé les bêtes à l’abattoir de Rolle en mars. Elles prônent la désobéissance civile.

Elisa Keller, 21 ans, déléguée de l’association 269Life Libération animale a comparu mardi à Nyon

  • Camille Krafft

Ce sont deux mondes aux antipodes qui se sont télescopés mardi dans une salle d’audience du Tribunal de police de La Côte, à Nyon. D’un côté, un éleveur, solide gaillard à l’œil pétillant, qui parle de ses cabris comme de membres de sa famille. De l’autre, deux antispécistes, dont Elisa Keller de l’association 269Life Libération animale Suisse, qui dénoncent une impossible équation: on ne peut pas bichonner une bête puis l’envoyer se faire tuer. Le 27 mars dernier au petit matin, les deux secondes ont pénétré avec d’autres personnes dans l’abattoir de Rolle, où elles ont enlevé dix-huit cabris appartenant au premier, et condamnés à mourir. Pour lui, c’est un vol. Pour elles, une libération. Tout est dit, ou presque.

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